dimanche 31 mai 2026

Agenda for Murder (Votez pour moi) de Patrick McGoohan (1990) 🚬 🚬

 


 

Dix-sept ans après le génial Candidate for Crime de Boris Sagal à avoir été diffusé pour la toute première fois sur NBC le 4 novembre 1973, Agenda for Murder (Votez pour moi) de Patrick McGoohan est la seconde confrontation directe entre le lieutenant Columbo et le monde politique se déroulant dans un contexte de campagne électorale. Un pari risqué pour celui qui fut très présent dans la série, en tant qu'interprète mais également que réalisateur et scénariste. En effet, si on liste tous ceux auxquels participa devant et derrière la caméra Patrick McGoohan, l'on obtient un total de six épisodes. Entre le crépuscule et l'aube de Harvey Hart en 1974 où il incarne le Colonel Lyle C. Rumford, Jeu d'identité qu'il réalise en 1975 et où il s'offre le rôle de Nelson Brenner, La montre témoin en 1976 et Meutres en musique en 1999 qu'il réalise également mais auxquels il ne participe pas en tant qu'acteur, En grandes pompes en 1998 où il adapte à la télévision le script de Jeffrey Hatcher et enfin, huit ans plus tôt, en 1990, Votez pour moi, donc, qu'il réalise et interprète une fois encore. Cette fois-ci, c'est à Jeffrey Bloom que l'on doit le scénario. Scénariste et réalisateur, il fut tout d'abord à l'origine de celui de Meurtre au champagne en 1991, le première épisode de la onzième saison de Columbo, et reviendra quelques années plus tard en 1995 pour signer celui de Une étrange association de Vincent McEveety, l'unique épisode de la quatorzième saison qui, anecdote intéressante, fut regroupé aux côtés des quatre épisodes suivants sous l'étiquette de ''douzième saison'' lors de sa sortie sur support DVD... Avant dernière confrontation entre Patrick McGoohan et Peter Falk, Votez pour moi met l'habituel antagoniste de la série dans la peau d'Oscar Finch, un brillant avocat en droit pénal qui participe à la campagne électorale pour le poste de vice-président de son ami le sénateur Paul Mackey (interprété à l'écran par Denis Arndt). L'intérêt pour Oscar Finch étant bien entendu en cas de victoire d'accéder au poste de procureur général. Cependant, une ancienne connaissance du nom de Frank Staplin notoirement connu pour escroquerie demande à l'avocat de lui venir en aide alors qu'il risque une peine de cinq ans de prison dans une nouvelle affaire criminelle. Ne voulant absolument pas entacher sa carrière et son avenir, Finch refuse de lui venir en aide. Staplin rappelle alors à l'avocat l'époque où lui et son ami le sénateur Paul Mackey l'avaient pourtant aidé de manière irrégulière à éviter la prison. La menace planant au dessus de sa tête ainsi qu'au dessus de son ami sénateur, Oscar Finch décide de se débarrasser de Staplin en se rendant chez lui pour l'assassiner avant de faire passer le meurtre pour un suicide...


Au regard de la plupart des nombreux épisodes et téléfilms qui constituent la série Columbo, la neuvième saison reste très objectivement l'une des plus faibles d'entre toutes. En effet, on ne peut pas dire que Portrait d'un assassin de James Frawley, Tout finit par se savoir de Daryl Duke, L’Enterrement de Madame Columbo de Vincent McEveety, Couronne mortuaire de Alan J. Levi ou Meurtre en deux temps de Walter Grauman dont les diffusions furent concentrées sur le territoire américain entre le 25 novembre 1989 et le 14 mai 1990 fassent partie du haut du panier. De cette série d'épisodes mi-figue, mi-raisin dont on peut malgré tout extraire quelques qualités, la volonté affichée de moderniser le concept de la série tout en produisant des épisodes parmi ceux qui se détachent un peu trop clairement des habitudes auxquelles nous avaient jusque là habitué réalisateurs et scénaristes, Votez pour moi est en outre ''victime'' d'un scénario si académique que cette histoire ô combien dérisoire et piochant dans tout un tas de cas déjà traités par notre savoureux Columbo termine d'en faire l'un des moins passionnant. D'autant plus que cet petit détail qui fait toute la différence par rapport aux autres séries policières, s'agissant de la méthode employée par Columbo pour faire tomber l'assassin, s'avère ici l'une des plus flemmardes. Ou en tout cas, l'une des moins inspirées... Du côté des anecdotes, et après avoir découvert que Columbo appréciait notamment le bon vin, le chili con carne ou le caviar, voici qu'on le découvre logiquement considérer le Parmigiano Reggiano comme l'un des meilleurs fromage d'Italie au vu de ses origines... Si l'on devait comparer Votez pour moi à d'autres épisodes de la série d'un point de vue strictement scénaristique, certains détails de plus ou moins grande importance le confondent notamment avec Candidat au crime, Entre le crépuscule et l'aube et Attention : le meurtre peut nuire à la santé...

 

mercredi 20 mai 2026

Jeux d'ombres (Columbo and the Murder of a Rock Star) d'Alan J. Levi (1991) 🚬 🚬 🚬 🚬

 


 

Ce troisième épisode de la dixième saison de Columbo fait suite à Criminologie appliquée de E.W. Swackhamer et Attention : le meurtre peut nuire à la santé de Daryl Duke. Il s'agit d'ailleurs du dernier puisque cette saison n'est constituée que de trois épisodes s'étalant entre décembre 1992 et avril 1991. Si les deux précédents prouvaient que les scénaristes, les réalisateurs et même indirectement le personnage du lieutenant Columbo en avaient encore sous le pied, Jeux d'ombres n'a absolument pas à pâlir face à cette rude concurrence à laquelle le réalisateur Alan J Levi et le scénariste William Read Woodfield répondent à travers un épisode sans doute moins fascinant mais qui pour autant n'est pas dénué de grandes qualités. Si les motivations du tueur sont ici différentes de celles, au hasard, découvertes dans le tout dernier épisode de la troisième saison En toute amitié de Ben Gazzara dans lequel un certain Mark Halperin (Richard Kiley) tuait son épouse afin de profiter allégrement de sa fortune personnelle, certaines similitudes demeurent entre le script de Peter S. Fischer et celui de William Read Woodfield. En effet, dans l'une comme dans l'autre de ces deux affaires où notre vaillant lieutenant Columbo va briller autant par sa perspicacité que par filouterie, deux véritables nœuds viennent compliquer les investigations du plus célèbre policier détective de Los Angeles. Tandis que Mark Halperin profitait de son statut de chef de la police pour diriger le lieutenant vers l'hypothèse selon laquelle le meurtre de sa femme aurait pu été commis par un cambrioleur qui sévissait dans la région, Hugh Creighton, très brillant avocat connu pour n'avoir jamais perdu l'un de ses procès, profite de son statut et de ses relations pour forcer Columbo à laisser tomber toute supposition quant à sa culpabilité. Interprété par Dabney Coleman, l'avocat en question est d'une suffisance qui le fait rejoindre cette panoplie toujours plus grandissante de tueurs imbus d'eux-mêmes et persuadés de détenir une immunité, qu'elle que soit la forme qu'elle puisse prendre ! Il faut ensuite reconnaître chez notre cher lieutenant Columbo une force de résilience assez exceptionnelle.


Sa capacité, par exemple, à passer outre les humiliations. On pense ici notamment à la séquence durant laquelle Mark Halperin, son assistante et son avocat se fichent royalement de Columbo après avoir réussi à ''prouver'' que le tueur ne pouvait pas être sur les lieux du crime au moment où sa compagne (Cheryl Paris dans le rôle de Marcy Edwards) fut assassinée ! On en est à se demander si ce genre de séquence n'est finalement pas plus crispante pour le spectateur fan du flic en imperméable marron, au cigare malodorant et au chien qui s'appelle... ''le chien'', que pour Columbo lui-même... Toujours est-il que cet excellent épisode dans lequel le lieutenant se frotte à un homme parfaitement établi dans la société est sensiblement grippé par une résolution d'énigme, mouais, bon, assez légère malgré tout. Ce fameux jeu d'ombre relaté dans le titre français tandis que dans sa version d'origine, Columbo and the Murder of a Rock Star signifie plus sobrement Columbo et le meurtre d'une star du rock. Faire condamner un homme sur la seule absence d'ombre sous le nez d'une photo prise lors d'un excès de vitesse qui tenterait à prouver que son alibi ne tient plus, c'est un peu léger, non ? Malgré tout l'on passe un très agréable moment avec cet épisode ''curieusement'' ensoleillé, où Columbo tape la discussion avec une ''sirène'', avec le chanteur, compositeur et pianiste Little Richard en personne et où Peter Falk croise pour la quatrième et antépénultième fois à l'écran et dans la série sa compagne dans la vie, Shera Danese. D'ailleurs, s'agissant de l'actrice et épouse de l'acteur avec laquelle ce dernier partagea son existence entre 1977 et son décès en 2011, aussi étonnant, amusant et inattendu que cela puisse paraître, c'est bien sa voix que l'on entend durant le générique lorsque est diffusée la chanson Closer. C'est en effet Shera Danese elle-même qui l'interprète. S'agissant par contre de sa création, les informations restent assez vagues mais l'on peut supposer que Steve Dorff, compositeur attitré de Jeux d'ombres est peut-être celui créa la chanson à l'occasion de cet épisode. Notons enfin que le véritable assassin fera tout pour incriminer Neddy Malcom (l'acteur Julian Stone), l'amant de sa compagne Marcy...

 

mardi 19 mai 2026

Caution: Murder Can Be Hazardous to Your Health (Attention : le meurtre peut nuire à la santé) de Daryl Duke (1991) 🚬 🚬 🚬 🚬 🚬

 


 

Suivant l'épisode Criminologie appliqué réalisé par E.W. Swackhamer et écrit par Jeffrey Bloom et Frederick King Keller, Attention : le meurtre peut nuire à la santé de Daryl Duke met en scène l'acteur George Hamilton (La Guerre des cerveaux de Byron Haskin, Le Vampire de ces dames de Stan Dragoti et interprète récurrent de la série Dynastie) dans le rôle de Wade Anders, animateur de l'émission Alerte au crime dans laquelle il propose aux téléspectateurs d'aider la police à retrouver des criminels. Le programme connaît un très grand succès. Ce que le public ne sait pas, c'est que par le passé il a tout fait pour faire écarter de la grille des programmes son principal concurrent Budd Clarke (Peter Haskell), ancien animateur lui-même de la chaîne. Épris de vengeance, ce dernier apprend que Wade Anders a tourné dans sa jeunesse dans un film pornographique. Menaçant le très populaire animateur, ce dernier lui soumet un chantage : soit Wade Anders accepte de lui laisser sa place, soit il révèle à la presse le contenu du film en question. Les deux hommes se retrouvent le lendemain dans la maison de Budd Clarke afin de résoudre cet épineux problème. Mais en gros consommateur de cigarettes, ce que ne sait pas l'ancien animateur, c'est que dans le secret de sa demeure, Wade Anders a acheté des cigarettes qu'il a empoisonnées à l'aide de sulfate de nicotine. Lorsque Budd Clarke détourne le regard, Wade Anders en profite pour échanger un paquet de cigarettes qui repose sur une table du salon avec celui qu'il a empoisonné. Se saisissant d'une cigarette contenant du sulfate de nicotine, Budd Clarke l'allume, tire quelques bouffées et meurt au bout de quelques secondes d'un arrêt cardiaque... C'est là qu'intervient notre célèbre lieutenant Columbo qui, en examinant les lieux du meurtre, lequel, avant son arrivée, avait toutes les apparences d'une mort naturelle, découvre des indices qui contredisent les premières observations du légiste. Dès lors, Columbo va n'avoir de cesse que de traquer Wade Anders, personnage épouvantablement arrogant. Sûr d'avoir commis le crime parfait, mais ayant laissé derrière lui d'impardonnables preuves de sa culpabilité...


Dans cet épisode, la présence d'un chien et d'un jardinier seront salutaires et permettront au lieutenant de prouver sans discussion possible la responsabilité du célèbre animateur de télévision dans le meurtre de sa victime. Ironique lorsque l'on sait que le personnage incarné par George Hamilton est un habitué des meurtres dont il a fait son gagne-pain. Collaborant avec les autorités et permettant l'arrestation de dizaines de criminels. S'il est généralement commun de découvrir qu'une seule preuve permettra à Columbo de faire arrêter le suspect, dans le cas de Attention : le meurtre peut nuire à la santé, la multiplication des éléments est presque ''vertigineuse''. On pense bien évidemment aux marques de griffes présentes sur la portière du véhicule appartenant à l'assassin et produites par un chien dont les propriétaires habitent près de chez Budd Clarke. Wade Anders affirmant qu'il n'a jamais mis les pieds chez la victime. Ou ces cigarettes théoriquement consommées par celui-ci, dont certaines portent des marques de nicotine quand d'autres demeurent immaculées. Que penser ensuite de cette impression papier d'une enquête à venir dont la forme ne correspond pas à celles qu'avait l'habitude de produire lui-même Budd Clarke ? Tout ceci n'étant rien en regard du remarquable final, représentant ce qui devait être l'alibi parfait pour l'assassin mais qui, malheur à lui, n'avait certainement pas prévu l'intervention d'un jardinier sur la haie à l'entrée de son studio ! Ajoutant à l'enquête une petite touche d'humour, le scénario de Sonia Wolf, Patricia Ford et April Raynell confronte lors d'une courte séquence Columbo à un habitué des sex-shop portant l'exacte réplique de son fameux imperméable marron. En outre, le titre de cet épisode fait directement référence à l'avertissement appliqué sur les paquets de cigarettes dès les années soixante aux États-Unis et qui depuis s'est généralisé à travers le monde et qui, tout comme en France, est accompagné de sinistres photos décrivant certaines conséquences dues à la consommation de tabac. Enfin, l'épisode est pour Peter Falk et George Hamilton l'occasion de se croiser pour la seconde fois dans la série, seize ans après l'épisode État d'esprit que réalisa et écrivit Harvey Hart en 1975...

 

dimanche 17 mai 2026

Criminologie appliquée (Columbo Goes to College) de E.W. Swackhamer (1990) 🚬 🚬 🚬 🚬 🚬

 


 

Dans ce premier épisode de la dixième saison de la série Columbo, notre cher lieutenant va faire face non pas à un seul assassin, mais deux. En outre, ceux-ci demeureront parmi les plus jeunes meurtriers auxquels il aura eu affaire durant sa très longue carrière de policier de Los Angeles. Deux étudiants, Justin Rowe (Stephen Caffrey) et Cooper Redman (Gary Hershberger), dont l'ingéniosité meurtrière n'aura d'égal que leur arrogance et l'insolence envers Columbo qui déjà, eu de nombreuses fois l'occasion de faire face à de méprisants criminels comme dans le second épisode de la précédente saison lors duquel notre sympathique lieutenant dû faire face à une implacable manipulation de la part de la propriétaire du magazine de charme Bachelor's World Diane Hunter et de son amant, le photographe Sean Brantley, afin de gonfler les chiffres de vente. Une machination certes humiliante pour Columbo qui pourtant parvint à reprendre les rênes de l'intrigue en démêlant le nœud de l'affaire et en faisant arrêter LE meurtrier de l'épisode. Ici, nos deux jeunes assassins en herbe s'en prennent au professeur Rusk (James Sutorius) qui enseigne la criminologie à l'université de Freemont et qui après avoir découvert qu'ils ont triché à un examen décide de les faire renvoyer de l'université. Tandis que Columbo débarque dès le lendemain dans l'amphithéâtre afin de donner une conférences aux élèves parmi lesquels se trouvent présents Justin et Cooper, Rusk descend dans le parking souterrain afin de monter à bord de son véhicule alors qu'il croit avoir rendez-vous avec le père de l'un de ses deux élèves. En ouvrant la portière, il reçoit une balle dans la tête et s'effondre au sol, mort ! Tout sourire, Justin et Cooper qui ont filmé la scène grâce à une caméra embarquée dans la voiture du second sont satisfaits de voir que leur coup a fonctionné... Ici, pas de mystère ou presque quant à la méthode employée par ces deux jeunes garçons, fils de familles aisées qui se croient sans doute au dessus des lois et de tout soupçon. C'est avec une apparente naïveté qu'ici le lieutenant Columbo va accepter l'aide ''providentielle'' de Justin et Cooper, ces deux là étant persuadés que le policier chargé de l'enquête sur le meurtre de leur professeur n'est qu'un fieffé abruti...


Deux gosses de riches si sûrs d'eux qu'ils vont tomber dans l'un de ces savoureux pièges que Columbo a l'habitude de construire autour de ses suspects. Épisode délicieux, construit une nouvelle fois autour du contraste qui existe entre le flic à l’imperméable beige et fripé de la police de Los Angeles et cette frange imbuvable de la population qui se croit tout permis ! Dans cette enquête ''à trois'', sous le soleil de Los Angeles et entre les murs d'une université censée former la future élite de la police américaine, l'une des particularités concerne les motifs du meurtre. Car si le spectateur connaît très bien les raisons qui poussent Justin et Cooper à assassiner leur professeur, Columbo ne saura jamais les véritable motivations du duo d'assassins. C'est donc bien l'assurance un peu trop apparente des deux étudiants qui poussera le lieutenant à tendre un piège autour d'eux tout en feignant d'être incapable de résoudre le mystère sans l'aide de Justin et Cooper. Pour la première et unique fois, le meurtre est commis alors que Columbo se situe dans les murs de l'établissement, à quelques étages au dessus du parking souterrain. Le lieutenant faisant ainsi office d'hypothétique alibi puisque les deux assassins sont présents dans la salle où il donne une conférence au moment du meurtre. Notons que parmi les seconds rôles l'on retrouve l'acteur Alan Fudge (L'Homme de l'Atlantide) qui déjà par deux fois était apparu dans la série avec les épisodes Édition tragique de Robert Butler en 1974 et Il y a toujours un truc de Leo Penn. Ici, il incarne le père de Cooper, Monsieur Redman, lequel passe un savon à son fils lorsqu'il apprend qu'une fois de plus celui-ci a engrossé l'une de ses dernières petites amies. Quant au père de Justin, Jordan Rowe, il est de son côté interprété par Robert Culp qui pour une fois dans la série n'endosse plus le rôle de l'assassin comme ce fut le cas dans les épisodes Faux témoin de Bernard L. Kowalski, Le grain de sable de Jeremy Kagan et Subconscient de Richard Kine. Ouverture en grandes pompes donc pour cette dixième saison qui démarre de la plus admirable façon, avec un duo d'assassins jouissivement irritants face à un Columbo taquin qui va renverser la vapeur en jouant au propre jeu de Justin et Cooper et ainsi montrer qu'il n'a jamais été dupe de leur jeu. Bref, un régal...